Focus sur le phénomène croissant de surpopulation en France

Émile Zola, dans germeEn 1885, il peint l’image de la salle du Maheu dans laquelle une famille de neuf personnes cohabitent dans une expression absolue. Ce roman renaît aujourd'hui face à une augmentation de la surpopulation des maisons en France, qui s'explique par la hausse des loyers, mais aussi par l'aggravation de l'incertitude. 7 656 000 personnes vivent aujourd'hui dans des logements "modérés". surpopulation et 934 000 personnes dans & bondé & # 39; la surpopulation. Le rapport de la Fondation Abbé-Pierre rappelle que "le degré de surpopulation de l'INSEE est basé sur la comparaison du nombre réel de pièces composant le logement et d'un nombre normatif de pièces considéré" nécessaire "pour le ménage selon son taille, l’âge et la situation familiale de ses membres ".

Cette promiscuité peut être constatée à la fois dans le parc locatif privé et dans le logement social, mais concerne également les propriétaires de biens immobiliers. Au sein de la flotte de location privée, la grande tendance se situe dans le "département des pavillons". Les propriétaires démantèlent leur propriété, ce qui permet de construire plusieurs petites maisons à partir de cette opération et de les louer. Dans le parc HLM, 776 000 ménages vivent dans des zones si petites qu’ils sont eux aussi surpeuplés.

La Fondation met également en garde contre le déclin de la mobilité résidentielle, qui oblige les ménages à rester dans ces foyers qui ne répondent plus aux besoins actuels des individus. Certains habitats sont maintenant délabrés, malsains, d’autres trop étroits pour les familles qui se sont agrandies au cours des dernières années. En conséquence, certains ménages sont obligés de s’attacher et de vivre dans des zones minimales.

Ceci est le résultat d'une diminution des déménagements, ce qui correspond à un effondrement de l'offre de logements. Ce manque de mobilité s'apparente à une allocation de logement, ce qui limite les locataires à l'idée qu'ils ne peuvent plus espérer échapper à une telle situation de logement médiocre, qui est le plus affectée par cette baisse de la mobilité, car les locataires . parc social. Le logement locatif privé, qui propose un hébergement aux ménages aux revenus les plus faibles, a également été touché récemment.

Le rapport de la Fondation rappelle à juste titre que la mobilité résidentielle n'a de sens que si elle permet aux pauvres d'améliorer leurs conditions de vie. Mais la petite quantité de grandes maisons disponibles en France paralyse la mobilité, les retards sont extrêmement longs et laissent la possibilité d'une surpopulation de croître.

7 656 000 personnes, de nombreux hommes et femmes étant obligés de lutter quotidiennement contre l'insécurité alimentaire ou le manque de réconfort: les nécessités de base de la vie sont terriblement mal utilisées. Cela a des conséquences sur les affaires sociales (honte et manque de vie privée) et sur la famille (promiscuité menant à des tensions, parfois même à la violence domestique ou à la maltraitance d'enfants). Ces conditions sont également propices au développement de risques pour la santé (transfert de maladies infectieuses ou dermatologiques) et génèrent des peurs considérables.

Nécessité d'une politique globale du logement

La Fondation Abbé-Pierre préconise l'élaboration d'une politique globale du logement. Selon elle, les interventions publiques sont stériles et s'effacent de l'idée que ces situations sont le résultat d'un choix, en matière de solidarité familiale ou d'immigration. Il doit y avoir une offre vraiment attractive, avec plus de grandes maisons en France métropolitaine, notamment en Île-de-France et dans les DOM, mais aussi avec des maisons plus petites pour les familles monoparentales ou les jeunes célibataires. La Fondation rappelle que le partage peut résoudre ce phénomène. Les modes d'habitat alternatif sont déjà à la hausse grâce à l'association Habicoop, qui appelle à des logements partagés ou à des coopératives résidentes. Les mètres carrés sont optimisés entre voisins et sont des zones communes pour tous. Enfin, pour une politique globale du logement efficace, le coût du logement semble être un élément clé pour résoudre le manque de mobilité dans le parc. Pour la Fondation, la seule solution en cours de test est la solution.

Politique sociale frustrée pour le logement

Si le programme politique du candidat Emmanuel Macron envisageait d'améliorer la situation précaire existant dans le domaine du logement, ses premiers actes dans cette affaire ont provoqué la surprise. Il a appelé le 31 janvier 2018, devant la Fondation, un plan "Logement d'abord" pour se sortir de cette situation.

La Fondation estime que cette politique de logement social est une "mauvaise politique". L'aide personnalisée au logement (APL) a été fortement réduite à l'automne 2017 au profit du budget. Ils ont été crevés avec 5 € par mois, ce qui a permis au gouvernement de réaliser des économies de 32 millions d'euros par mois et de près de 400 millions d'euros par an pour le budget logement. Bien que les subventions au logement ne permettent plus aux 6,5 millions de ménages bénéficiaires de supporter le coût réel du logement, à la lumière de "l'érosion de leur solvabilité", la Fondation attache une importance particulière à ce soutien. un soutien nécessaire pour les familles pauvres et pauvres. Pour les organisations HLM, les LPA dont ils bénéficient sont également réduits du fait du loyer de solidarité réduit (RLS) et passent ainsi de 60 à 50 €. Les propriétaires de logements sociaux ont lancé un slogan d'avertissement contre lequel l'État a choisi de rester sourd. Compromis uniquement: le gouvernement a accepté d'appliquer la mesure par phases, en trois ans.

Si la Fondation Abbé-Pierre confirme que les locataires ne seront pas immédiatement victimes de ce changement, le parc de logements locatifs sera pénalisé à la lumière des effets structurels que cette nouveauté entraîne. Tout va bienles locataires seront toujours touchés, car cette perte entraînera logiquement un déclin de la construction et une détérioration de la qualité de l'entretien des bâtiments et des services aux locataires.

Si le gouvernement se cache derrière la justification de la préservation du budget, il convient de rappeler que, tout comme chez notre voisin le Royaume-Uni, la réduction des APL ne fera que réduire les sources de recettes. et non dans un effet déflationniste. La Fondation insiste pour que le gouvernement fasse un mauvais choix et souhaite que la séparation entre libéralisation et protection soit dépassée; Des coupes budgétaires remarquables ne peuvent être conciliées avec une politique du logement pour les personnes défavorisées.

Au début de son mandat de cinq ans, le Premier ministre Philippe Philippe a exprimé le souhait de se concentrer sur "un choc d'offre" afin de réduire les délais et les coûts de construction, mais également de simplifier les normes de construction et les solutions. Selon le rapport, le "choc d'offre" devrait encore conduire à une augmentation du nombre de bâtiments et à leur localisation là où la demande est forte.

La question du prix du logement pour les ménages reste dans une situation précaire. Enfin, la Fondation Abbé-Pierre, qui rappelle que la suppression de la taxe d'habitation prive le gouvernement de recettes fiscales substantielles d'environ 10 milliards d'euros par an, met en garde contre le "Logement d'abord" menacé par les impératifs des budgets liés au logement.

Si le formulaire LPA et le formulaire HLM a priori premier pilier de la protection sociale en matière de logement, le second est caractérisé par la protection juridique des ménages modestes. Cette pierre angulaire semble toutefois aussi être sclérosée. Néanmoins, grâce au "choc d'offre", l'État a promis de libérer le marché et de consolider la crise du logement.

La loi ELAN du 23 novembre 2018 crée la rente de la mobilité, promouvant une mixité sociale, à court terme, d'au moins un mois et d'une durée maximale de dix mois, non renouvelable et non renouvelable. Le montant du loyer est assez fixe, sauf si la propriété est dans une zone restreinte et ne peut être modifié pendant la durée du bail. Toujours dans le souci de résoudre la crise du logement, un cadre de loyer est jugé nécessaire. Toutes ces mesures sont attendues dans ce domaine, qui devrait permettre une offre de logements plus adéquate et une politique de logement efficace.

Une bataille ratée pour les sans-abri

Le rapport de la Fondation Abbé-Pierre nous invite également à examiner la situation des foyers pauvres en France par ceux qui souffrent d'un manque total de logements personnels.

Le nombre de sans-abri entre 2001 et 2012 a augmenté de 50% et peut-être encore plus aujourd'hui, même si Emmanuel Macron, autre candidat, a proposé une série de mesures attrayantes pour un programme "pour les non-sans-abri". à la maison: zéro objectif ".

La Fondation note que la situation est encore à venir.

Dès 2016, une loi intitulée «Égalité et citoyenneté» promettait une augmentation du nombre de logements sociaux destinés aux familles en difficulté. Les engagements n'ont toutefois pas été retenus et la production de HLM était alors insuffisante pour accueillir toutes les personnes dans le besoin.

150 000 logements seraient nécessaires chaque année pour répondre aux besoins actuels. Ces objectifs n’ont jamais été atteints auparavant, et le rapport semble le justifier par le laxisme que le gouvernement a montré aux maires récalcitrants.

En se basant sur les données de l’INSEE, le rapport rappelle que les adultes sans abri sont relativement jeunes et qu’ils ont en moyenne 39 ans. Cette population a tendance à vieillir, les 18-24 ans sont moins nombreux alors que les 60 ans augmentent. Cette population est également féminisée. Et maintenant, de plus en plus de familles entières deviennent sans abri.

Les demandeurs d'asile et les migrants constituent une part importante des sans-abri en France, comme en témoigne le développement des bidonvilles à Calais, à Paris ou ailleurs, où des situations violentes sont découvertes. Le rapport de pointe de Human Rights Watch à Calais énumère les mauvais traitements, tels que l'utilisation de spray au poivre sur la population des camps, parfois endormie, ainsi que les perturbations causées par les forces de police dans la fourniture de l'aide humanitaire (ibid.). Human Rights Watch, "" C'est comme si on vivait en enfer ": abus de la police à Calais contre des migrants, des enfants et des adultes," juillet 2017).

Les travailleurs migrants ont également du mal à trouver un logement en dépit de leur emploi, les forçant à vivre dans une maison. Il y a près de 42 000 personnes dans cette situation en France, vivant parfois dans quatre salles de 9 m2 seulement. La Fondation Abbé-Pierre estime également que les expulsions doivent être mieux contrôlées et surveillées, car elles entraînent souvent l'expulsion directe des personnes expulsées. La prévention de l'expulsion réduirait le nombre de personnes sans abri. Il est donc urgent d’utiliser les ressources financières et humaines pour mieux anticiper ces mesures.

Ce fléau constant du sans-abrisme, qui prend de l'ampleur dans toute l'Europe, appelle néanmoins une réflexion plus approfondie sur nos voisins finlandais, qui, en 1995, ont garanti le droit au logement pour tous dans leur constitution. La Finlande connaît un grand succès car, d’ici vingt ans, selon l’INSEE, le nombre de sans-abri a été divisé par cinq. Une combinaison de décideurs politiques et d’hommes de terrain a proposé une nouvelle offre de logements exclusivement destinée aux personnes sans abri, après une transformation du service social et du logement: de nouvelles résidences ont été mises à la disposition des personnes vivant dans la rue, mais Des équipes de prévention et de soutien ont également été mobilisées sur place pour mieux lutter contre ce phénomène.

Il est nécessaire de distinguer les sans-abri de ceux qui, bien que protégés, doivent soutenir l'idée de vivre dans des foyers qui ne sont pas les leurs, qui sont des plus chanceux. En effet, beaucoup de personnes en situation précaire ne peuvent pas avoir leur propre maison.

La fondation est d'avis que toute personne "qui passe la nuit dans un endroit où il n'est pas fait pour vivre" peut être considérée comme sans abri. Alors que certains restent dans des hôtels, d'autres doivent s'installer sur des campings, des bâtiments ou des caravanes inadaptés.

Le squat reste également une résidence fréquemment choisie, comme alternative à la rue, bien que illégale. De plus, les bidonvilles sont rentrés en France il y a quelques années.

Tant de gens qui, face à leur situation très modeste, n'ont pas accès à un logement décent. Les maisons improvisées sont encore trop nombreuses, notamment en Ile de France ou dans les DOM. Pire encore, en Guyane, c’est presque un foyer social sur deux qui n’offre aucun confort sanitaire.

L'accès au logement semble être une épreuve pénible pour toutes les personnes en situation de précarité. Si des solutions peuvent être trouvées (location de mobilier, sous-location ou colocation), il y a parfois des situations où des personnes sont totalement démunies. Certains cherchent refuge auprès de leur famille, d'autres s'isolent. Une discrimination persistante dans le logement n'aide pas.

Cette évaluation accablante élaborée par la Fondation Abbé-Pierre laisse une marge de manœuvre considérable aux décideurs publics dans le domaine de la politique du logement et du logement social.