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Premier parti à Toulouse lors de la dernière élection présidentielle, la France désobéissante commence à faire la marche pour le municipal. Certains membres du LFI ont plaidé en faveur de la candidature du porte-parole du DAL, François Piquemal.

La contamination des élections municipales de Toulouse gagne l'inouïe de la France. Même si dans le mouvement de Jean-Luc Mélenchon il est juré que la procession des rebelles est sur le point de se terminer uniquement pour les élections européennes de juin, certaines ne sont pas insensibles aux sirènes du Capitole.
L'ancien conseiller Pierre Cohen, aujourd'hui conseiller régional, Jean-Christophe Sellin (parti de gauche / LFI) est déjà dans les starting-blocks: "Je suis l'une des personnes disponibles pour mettre leur expérience au service de la désobéissance de la France", explique cet ancien compagnon de route, Jean-Luc Mélenchon, je souhaite faire partie des élections de 2020, mais ce sont les militants de la LFI qui décideront localement. "
Selon des rumeurs, une guerre secrète aurait lieu dans les coulisses entre Jean-Christophe Sellin et l'avocate Claire Dujardin, candidate du LFI dans la 1re circonscription de Haute-Garonne contre le député LREM Pierre Cabaré. "La question est sans importance", explique Claire Dujardin, qui admet "qu'une implémentation locale est importante".

LFI pense au porte-parole de DAL, François Piquemal

Mais à Toulouse, certains insoumis préfèrent une nouvelle candidature, en dehors du mouvement, pour propulser celle du porte-parole de l'association Le droit au logement (DAL), François Piquemal. Migrants, populations roms, sans-abri, victimes de catastrophes: le DAL est aujourd'hui sur tous les fronts et François Piquemal incarne les batailles qui secouent aujourd'hui la gauche toulousaine.
Mais pour l’instant, le dernier sourd aux appels des politiciens locaux reste: «Je n’ai pas été interrogé», dit-il, «je me concentre sur le DAL, une association extérieure à un parti politique, même si différentes personnalités politiques ont soutenu notre lutte en tant que LFI, NPA ou même Philippe Douste-Blazy Personnellement, je ne suis pas dans une approche municipaliste, et pour le moment je suis mobilisé sur le DAL et rien que le DAL ".
François Piquemal a souligné: "Certains politiciens soutiennent un certain nombre de nos exigences telles que le contrôle des loyers, mais l'association restera toujours en dehors des partis, je souhaite cette position d'indépendance.
Dans un proche avenir, LFI est assuré que la question des personnes n’est pas à l’ordre du jour. Une cinquantaine d'activistes et de sympathisants travaillent sur le projet au sein du groupe d'action "Range", municipal et métropolitain.

Thierry Cotelle (MRC), membre du conseil régional, se voit également

Le chef de la liste LFI peut aussi provenir d’une poupée russe: le 3 février, les anciens socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann ont fondé la Gauche républicaine et socialiste (GRS) avec la MRC. Ce nouveau parti s'est joint à la France insubordonnée pour les élections européennes. Mais le chef de la MRC à Toulouse est le consultant régional Thierry Cotelle, qui a créé l’année dernière l’association Toulouse Garonne pour les élections municipales de 2020. À travers le jeu des alliances, cet ancien vice-président Pierre Cohen économie aurait été bien conduit à Toulouse une liste ce large, le PS aux Insoumis se réunit. D'autant que l'ex-chevisteiste, qui dirige une entreprise dans l'aviation, entretient de bonnes relations avec Manuel Bompard, le numéro deux de LFI.