Les maires des Vosges prônent la concertation

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Sitôt le pas de la porte de la salle Tambour-Major du centre des congrès d’Épinal franchi, la banderole portant l’inscription « J’aime ma commune » plante le décor. Ils sont venus, ils sont tous là pour crier leur foi en leurs villes et villages. Ils, ce sont les maires et autres élus du département réunis, en ce samedi matin, sous la bannière de l’association des maires et présidents de communautés des Vosges à l’occasion de l’assemblée générale.

Un moment toujours privilégié qui permet, outre l’état des lieux habituel et parfois rébarbatif, bilan d’activités et bilan comptable, d’avoir une vue d’ensemble sur le bien-être des troupes. Et à ce petit jeu du passage en revue des forces élues en cette cinquième année de mandature, il est aisé de constater que le soleil n’est pas toujours au beau fixe sur l’ensemble du département. Si la plupart des édiles tente de garder le cap, la grogne vis-à-vis d’un gouvernement dit aphone monte.

Les sujets de préoccupation ne manquent pas. Suppression de la taxe d’habitation, appréhension quant à la baisse des dotations, désertification médicale, hausse du prix des carburants qui desservira l’attractivité des territoires ruraux, etc… Le président de l’association, Dominique Peduzzi, tout comme ses invités du jour, s’en est fait longuement l’écho, insistant sur le fait d’un nécessaire partenariat avec l’État pour « co-construire demain ». « L’État ne doit pas imposer les choses sans concertation. Il doit accompagner les maires par une vision cohérente stable et à la hauteur des enjeux sans avoir peur d’eux. » Les discours s’enchaînent. Le mot d’ordre reste le même. « Non, la notion de commune n’est pas ringarde. Elle est même la base à toute évolution. » À suivre donc.

Séb.C.