Logo de l'Inspection de la police nationale (IGPN, police de police) – François Guillot AFP

Pour faire la lumière sur ce qui s'est passé à Toulon samedi. Le préfet du Var a saisi l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) après la diffusion d'une vidéo dans laquelle un policier a frappé plusieurs personnes lors d'une manifestation de "gilets jaunes" samedi à Toulon, a-t-il annoncé dans un tweet.

Enquête sur les violences policières

"Dans le cadre de mes tâches administratives, j'ai saisi l'IGPN afin qu'une enquête puisse éclairer les soupçons de violences policières à #Toulon", a tweeté Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, dimanche soir.

06/01/2019: "Dans le cadre de mes responsabilités administratives, j'ai saisi l'IGPN afin qu'une enquête puisse faire la lumière sur les soupçons de brutalités policières en France. #Toulon. Jean-Luc Videlaine, préfet de #Var. pic.twitter.com/aNNxUfS1gn

– Préfet ou Var (@ Prefet83) 6 janvier 2019

Légion d'Honneur

Le policier filmé, Didier Andrieux, commandant de division, responsable par intérim de 400 policiers vêtus de Toulon, fait partie de la promotion à la Légion d'honneur du 1er janvier 2019.

Sur la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on voit qu'il frappe différentes personnes face à un homme contre un mur, avant que d'autres responsables n'interviennent, puis à nouveau, avec les poings, un "cardigan jaune" qu'il met sur le capot d'un voiture garde.

Un éclat de bouteille

"Il y avait un contexte d'insurrection avant et après ces vidéos, dans lequel il était impossible d'arrêter quelqu'un sans violence et il a agi proportionnellement à la menace", a déclaré Bernard Marchal, procureur général de la République à Toulon, qui n'a pas engagé de poursuites contre le fonctionnaire.

L’homme battu, qui ne porte pas de gilet jaune, était, selon le procureur, en possession d’une bouteille à aiguiser et Didier Andrieux & # 39; a voulu la neutraliser & # 39; "Nous avons découvert que cet homme faisait partie d'un groupe d'une cinquantaine de briseurs qui avaient dégradé les voitures dans les minutes qui ont précédé la vidéo", a ajouté Bernard Marchal.

Le policier assure connaître cet homme

Dans une interview avec Bon matinDidier Andrieux explique qu'il a d'abord envoyé un coup dans la main de l'homme, "pour le laisser tomber". Puis: "Je lui donne deux autres coups, parce que je ne sais pas s'il a laissé tomber le tesson."

Le policier assure cet homme de savoir "qui est l'auteur de l'infraction chronique et qui n'a rien à voir avec un gilet jaune". L’homme est en effet connu du juge depuis dix ans, notamment pour mépris et viol. Il a été arrêté, détenu et est apparu à Toulon lundi.

Un "cardigan jaune" percuté le capot d'une voiture

Dans une deuxième série de la vidéo, Didier Andrieux frappe un "gilet jaune" contre le capot d'une voiture. Selon le procureur, "là encore, le contexte met les images dans l'ombre". Le cardigan jaune & # 39; que le policier avait frappé, avait été caché quelques minutes plus tôt et avait juste essayé de prendre une bouteille. Didier Andrieux assure que c'est "la remise en cause d'un homme qui s'est révolté". Ce dernier a également été arrêté et placé en détention. Une deuxième personne masquée, son frère, a pu éviter la police, selon le procureur.

Didier Andrieux a participé à toutes les opérations de sécurité des manifestations de "gilets jaunes" à Toulon et est bien connu des manifestants, selon le procureur, ajoutant que "certains l'ont attaqué samedi par la violence". Sept personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue après ces excès de samedi.