Entre 5 000 et 7 000 gilets jaunes ont été montrés hier à Toulouse. Pour cet épisode 13 de la mobilisation sociale contre les "injustices fiscales", "le déclin du pouvoir d'achat" et plus généralement la vie chère, la ville rose détient à nouveau le record de manifestants en France, en face de Paris (plus de 4 000).

Bien que la préfecture de la Haute-Garonne n'ait pas communiqué de chiffres officiels, comme la semaine dernière, et malgré les diverses manœuvres visant à minimiser l'ampleur du mouvement, la détermination des manifestants reste intacte. Avec les cris de "démission de Macron!", Peu hétéroclite et moins dense que les semaines précédentes, a rejoint la Place du Capitole, peu après 16h30. C'est à ce moment que les premiers affrontements ont éclaté entre la police (près de 700 policiers et gendarmes déployés) et les manifestants.

Les sociétés de sécurité républicaines (CRS), situées au coin de la rue de Rémusat, ont été la cible de tirs de roquettes. Ils ont réagi avec des jets de gaz lacrymogène. Le canon à eau a été utilisé pour évacuer la foule. Dès le début de l'après-midi, des groupes d'extrême gauche et des manifestants aux alentours du mouvement anarchiste et des groupes autonomes se sont placés en tête du cortège, noyant la réunion des tuniques jaunes de Toulouse.

À la fin d’un cortège dans la rue de Metz, une querelle a éclaté entre un groupe de politiciens d’extrême droite et le groupe "Antifas". qui avaient pris l’habitude, malgré leur propre idéologie, de frapper ensemble le trottoir. Le CRS a forcé les parties belligérantes à se disperser. La manifestation, qui n'a pas été démontrée, s'est terminée vers 19 heures, après des attaques successives de la police, avec l'aide de l'hélicoptère, pour disperser les manifestants les plus radicaux, entre le boulevard Carnot et Port-Saint-Sauveur.

Selon la préfecture, une personne aurait été blessée et 11 arrestations auraient eu lieu dans le centre-ville. Selon l'Observatoire des pratiques policières, une jeune fille aurait été blessée au visage par un lanceur de balle défensif, Capitol Square. Au moins quatre autres personnes auraient été légèrement blessées par des grenades encerclantes. Les devantures protégées par du contreplaqué, qui empêchait les malfaiteurs d'agir, étaient couvertes d'étiquettes hostiles à la police.