Les faits remontent à 2009. Angélique, infirmière à l'hôpital Pinel d'Amiens, a ensuite dirigé un service pour 17 patients. Alors qu'elle préparait le bain thérapeutique d'une patiente, elle quitta la pièce quelques minutes. À son retour, la patiente était dans son bain, noyée et brûlée. Elle assure que, lorsqu'elle est partie, la patiente était toujours vêtue et assise dans son fauteuil roulant et que l'eau était à 37 degrés, pas à 50 degrés, comme on l'a retrouvée après le décès.

Pour Maître Marras, l'avocat d'Angélique, l'appel interjeté par le parquet d'Amiens n'a pas de sens. "La détente était très motivée par la loi, je ne vois pas comment une décision différente pourrait être prise."elle explique."Pour caractériser l'homicide involontaire coupable, il doit y avoir une erreur grossière et le tribunal correctionnel n'a pas pensé que se rendre à la salle de bain était une lessive ou qu'il y avait une violation intentionnelle de la loi. loi du règlement, ce qui n'est pas le cas. "

Seulement pour 17 patients

L'avocat se souvient que son client "ne pouvait pas savoir ce qui se passerait " et dit que "Les conditions de travail à Pinel, qui ne se sont pas améliorées depuis, en sont la cause."Et d'ajouter:"C'est une affaire politique. Nous voulons faire d'Angélique le bouc émissaire alors qu'elle était seule pour 17 patients."Au cours du procès, l'assistant d'une infirmière appelée à témoigner avait également déclaré"Si elle n'avait pas été seule ce jour-là, cet incident n'aurait pas eu lieu."

Enfin, elle soulève la question de la responsabilité de la gestion de l’hôpital. "Il y avait clairement un défaut dans le mélangeur, comment se fait-il que l'eau soit sortie à 50 degrés alors qu'elle était réglée à 37 degrés? Le juge d'instruction aurait pu examiner cela. À mon avis, la direction du centre hospitalier aurait pu être poursuivie. "

L'audience aura lieu le lundi 11 février après-midi.