VIDÉO – Près d'Emmanuel Macron, le ministre du Logement n'est "pas favorable" à l'idée de taxer les plus-values ​​sur les résidences principales, avec le soutien du président. Il "veut conserver le pouvoir d'achat" des propriétaires.

Proche des relations étroites d’Emmanuel Macron, le ministre de la Chambre n’est "pas pour" pour taxer les plus-values ​​des maisons principales, soutenues par le président de la République. Invité ce mardi au CMR, Julien Denormandie a simplement marqué son opposition à ce qui, pour le moment, n'est qu'un "sentier de réflexion", se rappelle Elysée. Contacté par Le Figaro pour en savoir la raison, l'entourage de Julien Denormandie explique que le ministre veut conserver le pouvoir d'achat des propriétaires. Une déclaration intelligente en cette période de désaccords sur les "vestes jaunes" mais aussi logique pour un ministre du Logement qui "soutient fermement les propriétaires" et "avec détermination tente également de protéger les locataires".

»LISEZ AUSSI – Résidence principale: l'exemption des plus-values ​​est-elle menacée?

Un autre membre du gouvernement a récemment prononcé à peu près le même discours sur l’impôt sur les gains en capital provenant des résidences principales. C'est le ministre de l'Economie qui a confirmé cette piste, alors qu'il estimait qu'elle ne devrait viser que la "plus grande propriété". "Nous n'imposerons pas les bénéfices des Français qui ont réalisé une plus-value sur des biens immobiliers qu'ils ont achetés entre 100 000 et 200 000 euros, a déclaré Bruno Le Maire de France la semaine dernière à France 2. Pour eux, nous sommes ici pour réduire les impôts."

Impôt sur les plus-values ​​des résidences principales: "C'est un chiffre" indique Le Maire – View on Figaro Live

Dans le même esprit, Julien Denormandie a rejeté l’idée d’une augmentation des droits de succession, reprise par le groupe de réflexion de centre-gauche Terra Nova. "Je ne suis pas en faveur de cela, la plupart des propriétaires appartiennent à la classe moyenne ou même à la classe moyenne inférieure et ont travaillé dur pour construire cet héritage et le transmettre à leurs enfants", a déclaré le ministre du Logement.

»LIRE AUSSI – Taxe de niche Huntt: l'immobilier paie plus que coûte l'État

Sur la question des accidents fiscaux que Gerald Darmanin veut surveiller, Julien Denormandie pense que nous devrions toucher le moins possible. Beaucoup sont très utiles. L'urgence n'est pas là, l'urgence, c'est de rendre les acteurs visibles. Lorsque vous êtes un promoteur, un opérateur, vous ne savez jamais d'année en année quelle sauce vous allez manger l'année suivante. Cela demande de la stabilité. "La proposition du ministre de l'Action et des Comptes publics a également été rapidement confirmée par Emmanuel Macron.

En ce qui concerne les impôts locaux, le ministre du Logement a confirmé son approbation de la suppression totale de la taxe d'habitation, qui devrait entrer en vigueur d'ici 2021 (2020 pour 80% des ménages). Afin de compenser ce manque à gagner pour les municipalités, Julien Denormandie n'exclut pas les municipalités de transférer des fonds relatifs aux services de l'impôt foncier. "Pourquoi pas? Des discussions sont en cours", a-t-il déclaré. Une mesure qui ne sera pas seulement heureuse, surtout de la part des ministères.